En tant que diététicienne, j’ai toujours cru que ma peau reflétait mes habitudes alimentaires. Pourtant, malgré une alimentation équilibrée, les rougeurs persistantes sur mon visage me complexaient au quotidien. À 33 ans, après des années de recherches et d’essais, j’ai enfin trouvé les clés pour apaiser ma rosacée.
Voici les étapes qui ont transformé ma peau :
- Comprendre réellement ce qu’est la rosacée et ses mécanismes
- Identifier précisément mes déclencheurs personnels
- Adapter ma routine de soins avec des produits spécifiques
- Modifier mon mode de vie pour soutenir la guérison de ma peau
Si vous aussi vous luttez contre cette maladie inflammatoire, mon expérience pourra vous guider vers une peau plus sereine.
Comprendre la rosacée
La rosacée n’est pas une simple “peau sensible” comme je le pensais initialement. Cette maladie inflammatoire chronique touche principalement le visage et peut vraiment impacter la qualité de vie. Dans mon cas, elle s’est manifestée vers 28 ans par des rougeurs soudaines sur les joues, que j’attribuais d’abord au stress de mes études.
Les symptômes que j’ai reconnus chez moi :
- Rougeurs persistantes sur les joues et le nez
- Petits vaisseaux sanguins visibles (télangiectasies)
- Sensation de brûlure après l’application de certains produits
- Peau qui tiraille et pèle parfois
- Boutons rouges occasionnels, différents de l’acné classique
La rosacée évolue par poussées et peut s’aggraver sans prise en charge appropriée. Elle affecte davantage les femmes à peau claire, surtout après 30 ans. Les changements hormonaux, comme ceux que j’ai vécus après ma grossesse, peuvent déclencher ou aggraver les symptômes.
Les différentes formes que j’ai apprises à distinguer :
| Type de rosacée | Caractéristiques principales |
|---|---|
| Érythémateuse | Rougeurs persistantes, vaisseaux visibles |
| Papulo-pustuleuse | Boutons rouges, parfois avec du pus |
| Phymateuse | Épaississement de la peau (rare) |
| Oculaire | Yeux rouges, secs, irrités |
Dans mon parcours professionnel, j’ai remarqué que beaucoup de mes patients confondent rosacée et acné. La différence principale : l’acné présente des points noirs et touche souvent tout le visage, tandis que la rosacée se concentre sur la zone centrale du visage avec des rougeurs caractéristiques.
Pour en savoir plus sur les bonnes pratiques concernant la prise de suppléments, consultez cet article sur l’Ultra-levure.
Identifier les causes et déclencheurs
Mon travail de détective personnel a commencé par tenir un journal détaillé pendant trois mois. Cette approche méthodique m’a permis d’identifier mes déclencheurs spécifiques, car chaque personne réagit différemment.
Mes principaux déclencheurs identifiés :
Alimentaires :
- Le vin rouge (même un seul verre provoquait une poussée le lendemain)
- Les plats épicés (particulièrement le piment et le curry)
- Le café serré (je suis passée au thé vert)
- Les produits laitiers en excès (j’ai réduit sans éliminer complètement)
Environnementaux :
- L’exposition au soleil sans protection (même 15 minutes suffisaient)
- Le vent froid de l’hiver parisien
- Les changements brusques de température
- L’air conditionné trop fort dans certains restaurants
Émotionnels et physiques :
- Le stress intense lié aux échéances professionnelles
- Les nuits courtes (moins de 6 heures de sommeil)
- L’exercice physique trop intense (j’ai adapté mes séances de sport)
- Les bains très chauds (j’ai opté pour des douches tièdes)
Cosmétiques problématiques :
- Les nettoyants moussants agressifs
- Les crèmes parfumées
- Les gommages mécaniques
- L’alcool dans les toniques
La génétique joue aussi un rôle : ma mère avait des rougeurs similaires qu’elle attribuait à la “couperose”. Les fluctuations hormonales ont aggravé ma rosacée, particulièrement pendant mes règles et après ma grossesse.
Mon approche nutritionnelle spécifique : En tant que diététicienne, j’ai analysé l’impact de l’alimentation sur l’inflammation. J’ai remarqué qu’une alimentation riche en oméga-3 (saumon, sardines, noix) et en antioxydants (fruits rouges, légumes verts) aidait à calmer les poussées. À l’inverse, les aliments transformés et riches en additifs semblaient aggraver l’inflammation.

Mon parcours de soins
Après avoir consulté trois dermatologues différents, j’ai enfin trouvé un protocole de soins adapté. Le premier médecin m’avait prescrit une crème à la cortisone qui a aggravé ma rosacée. La leçon : tous les traitements ne conviennent pas à tous.
Ma routine de soins actuelle (matin) :
- Nettoyage doux avec une eau micellaire sans alcool ni parfum
- Brumisation à l’eau thermale d’Avène pour apaiser
- Sérum à la vitamine C (dilué, 3 fois par semaine seulement)
- Crème hydratante hypoallergénique à base de camomille
- Protection solaire SPF 50+ spéciale peaux sensibles
Routine du soir :
- Démaquillage à l’huile de jojoba (si maquillage)
- Nettoyage avec le même produit que le matin
- Eau thermale en brumisation
- Crème réparatrice contenant de l’acide azélaïque
- Huile végétale (rose musquée ou argan) en petite quantité
Les traitements médicaux qui m’ont aidée :
Soolantra (ivermectine topique) : Prescrite pendant 6 mois, cette crème a considérablement réduit mes boutons rouges. Les premiers résultats sont apparus après 4 semaines d’utilisation régulière.
Tolexine (antibiotique oral) : Prise pendant 3 mois pour contrôler l’inflammation. J’ai associé ce traitement à des probiotiques pour préserver ma flore intestinale.
Séances de laser dermatologique : Après 18 mois de traitement médical, j’ai fait 3 séances de laser pour traiter les vaisseaux dilatés. Le coût (environ 150€ par séance) n’est pas remboursé, mais les résultats sur les rougeurs permanentes sont visibles.
Mes produits chouchous testés et approuvés :
- Crème Rosaliac AR Intense de La Roche-Posay pour les poussées
- Huile de nigelle bio en application nocturne 2 fois par semaine
- Correcteur vert suivi d’une crème teintée pour unifier le teint
- Eau thermale Uriage pour les sensations d’échauffement
Les erreurs que j’ai commises au début :
- Multiplier les produits “miracles” trouvés sur internet
- Utiliser des huiles essentielles pures (trop agressives)
- Négliger la protection solaire les jours nuageux
- Arrêter les traitements trop rapidement par impatience
Changements de mode de vie
La transformation de ma peau ne s’est pas limitée aux soins externes. J’ai compris que la rosacée reflétait un déséquilibre plus profond qu’il fallait aborder de manière holistique.
Gestion du stress – ma priorité n°1 : Le stress chronique était mon principal déclencheur. J’ai intégré des techniques de relaxation dans mon quotidien :
- Méditation guidée 10 minutes chaque matin avec l’application Headspace
- Respiration profonde 4-7-8 lors des moments de tension
- Yoga doux 2 fois par semaine, en évitant les postures qui font affluer le sang au visage
- Marche en nature le weekend pour déconnecter du travail
Adaptation de mon alimentation : En tant que diététicienne, j’ai appliqué mes connaissances nutritionnelles à ma condition :
Aliments anti-inflammatoires privilégiés :
- Poissons gras (saumon, maquereau) 3 fois par semaine
- Curcuma frais avec poivre noir dans mes plats
- Thé vert remplaçant le café
- Huile d’olive première pression à froid
- Fruits rouges riches en anthocyanes
Modifications importantes :
- Réduction de 80% de ma consommation d’alcool
- Suppression des épices fortes (remplacées par herbes fraîches)
- Limitation des produits laitiers à une portion par jour
- Éviction temporaire du gluten pendant 2 mois (test personnel)
Optimisation de mon sommeil : Le manque de sommeil aggravait visiblement mes rougeurs. J’ai instauré une routine du coucher :
- Extinction des écrans 1 heure avant de dormir
- Tisane de camomille le soir
- Température de la chambre maintenue à 18°C
- Coucher avant 22h30 pour viser 7-8h de sommeil
Adaptation de mon activité physique : J’ai remplacé mes séances de cardio intensif par :
- Pilates en studio climatisé
- Natation en piscine couverte (évitant les piscines extérieures chlorées)
- Marche rapide plutôt que course à pied
- Étirements quotidiens pour la détente
Protection environnementale renforcée :
- Crème solaire appliquée même pour de courts trajets
- Chapeau à large bord lors des sorties prolongées
- Écharpe douce l’hiver pour protéger du vent
- Humidificateur dans mon bureau pendant l’hiver
Suivi psychologique : La rosacée avait impacté ma confiance en moi. Quelques séances avec une psychologue spécialisée en dermatologie m’ont aidée to accepter ma peau pendant la phase de traitement et à développer des stratégies d’adaptation.
Mon journal de bord : Pendant 6 mois, j’ai noté quotidiennement :
- État de ma peau (échelle de 1 à 5)
- Aliments consommés
- Niveau de stress
- Produits utilisés
- Conditions météorologiques
Cette approche méthodique m’a permis d’identifier des patterns subtils et d’ajuster mon protocole en temps réel.
Résultats après 18 mois d’application :
- 90% de réduction des poussées inflammatoires
- Rougeurs permanentes considérablement atténuées
- Peau plus résistante aux variations climatiques
- Confiance en moi retrouvée
- Aucune rechute majeure depuis 8 mois
Ma rosacée n’a pas complètement “disparu” au sens strict, mais elle est devenue si discrète que même mes proches ne la remarquent plus. J’ai appris que la rosacée se gère plutôt qu’elle ne se guérit, et cette acceptation a été libératrice.
Le message que je partage avec mes patients : La rosacée demande de la patience et une approche personnalisée. Ce qui fonctionne pour moi ne fonctionnera peut-être pas exactement de la même façon pour vous, mais ces principes de base – douceur, régularité, approche globale – constituent un excellent point de départ. N’hésitez jamais à consulter un dermatologue et à vous faire accompagner dans cette démarche.

Passionné de sport depuis toujours, j’ai fait de ma curiosité insatiable et de mon goût du défi les moteurs de ma carrière de journaliste sportif. Aujourd’hui, j’ai la chance de couvrir un large éventail de disciplines, de la musculation aux sports nautiques en passant par le CrossFit et les arts martiaux. Je m’efforce de partager avec vous, à travers mes articles, mon expertise et mes découvertes.
